mercredi 22 juillet 2009

INTERVIEW: BEAT TORRENT

BEAT TORRENT

Le duo nantais de dj (Pfel & ATom), Beat Torrent, est un habitué des remixes, un habitué des Mash-Up, mais surtout un habitué de la scène. Alors entre deux dates, on est allé leur demander ce que c'est la vie d'artiste en festival, histoire de les connaître un peu plus.




Demain vous partez en festival. C'est l'occasion de...

ATOM:
C'est l'occasion de montrer au plus grand nombre de personnes notre travail. Ça sert à rencontrer d'autres artistes, à échanger. Mais bon c'est surtout que ça touche plus de personnes qu'en concert...
PFEL:
Il peut y avoir 3, 4, 5000 personnes. En concert c'est plus 500.
A:
Au final il n'y a pas que ton public qui vient, donc c'est surtout l'occasion de te faire découvrir par un autre public.

Vous préférez être au festival de Glastonburry (Angleterre) devant peu de public ou dans un petit festival avec plus de spectateurs?

A:
Un petit c'est sur! A Glastonburry, un chapiteau c'est comme une baraque à frite.
P:
C'est clair, Glastonburry c'est plus à taille humaine. Si t'es pas un gros c'est difficile.

Lesquels vous avez préféré alors?
P:
Dour (Belgique) c'était énorme, avec un bon public. Et dernièrement Free Music (Lac de Montendre-17) début juillet.
A:
Au Quart de Tours, les Solidays.

C'est l'heure du départ, vous emmenez quoi? Des objets fétiches?

A:
On emmène nos techniciens déjà. Depuis peu on est passé à cinq pour avoir un show beaucoup plus abouti. C'est un show son, lumière et vidéo.
P: Moi j'emmenais mes tongs, mais là elles sont cassées...(rire)

Ça se passe toujours comme vous voulez?

P:
Il y a à peu près 2 ans, on avait une date en Angleterre et le lendemain on jouait à Montpellier. On avait un avion à prendre le matin et le gars qui devait nous emmener est tombé en panne à 1 km de l'aéroport.
A:
La pire date. On s'est retrouvé à mixer sur un terrain de basket pour l'ouverture d'une piscine.

Imaginons que ça soit vous qui décidiez du lieu et des têtes d'affiches de votre festival. Il y aurait qui ?

A:
ça serait à Nantes, à la maison...
P: Il y aurait Beat Assailant, Hocus Pocus, C2C...
A:
Beastie Boys, Dj Shadow, Daft Punk, je serais content de figurer sur cette liste.

Vos exigences en arrivant?
P:
La coke, les putes, le champagne... (rires)
A: Des trucs simples, les choses de la vie...(rires)
P:
Plus sérieusement, on est comme les autres artistes. On demande une loge qui ferme, on demande de la vodka, du whisky... Enfin voilà, on est pas Mariah Carey qui demande une loge toute blanche.
A:
C'est surtout d'un point de vue technique qu'on est exigeant. Maintenant le show n'est plus seulement du mix, il y a de la vidéo, donc on est plus vigilant pour le matoss.

Vous n'allez jouer qu'à 3h du matin. Vous faites quoi en attendant? Vous allez écouter des groupes?

P:
Dernièrement quand on a joué au festival de Glastonburry, en Angleterre, on en a profité pour voir des énormes shows. Là on a été voir le concert de Blur. Bien qu'on en joue certains morceaux, on est pas des fans absolus, mais ça reste intéressant de voir un concert avec 150 000 personnes qui reprennent les paroles. L'année dernière on est allé voir Jay-Z là-bas aussi. Après c'est plus en fonction de ce qui nous plait.
A:
On essaie de regarder ce qui se fait autour. Mais à souvent tourner, à souvent faire du son, on est pas forcément des spectateurs assidus. On ne va pas voir toutes les semaines un concert. En fait en général en festival, on fait les balances et on reste à l'hôtel se reposer.

Des exemples de shows qui vous ont fait kiffer dernièrement?
A:
Rage Against The Machine.
P:
Puppetmastaz, c'est intéressant leur concept scènique. Daft Punk aussi, c'est clair.

On est à une heure de votre entrée en scène. Le cri de guerre?

P et A:
On va les défoncer!

Vous stressez?

P:
Moins maintenant, on commence à être rodés. Il y a du stress quand ce sont des dates phares. Genre la date au Nouveau Casino en février dernier pour la présentation du show sur Paris, ou encore à L'Olympic à Nantes. Vu qu'on vient de là-bas il y a la famille, les potes...

Le show s'est bien passé, les gens sautaient partout. Le public est comment d'habitude?

A:
Un jour on nous a demandé de signer une paire de seins. Je me suis aussi autorisé un slam une fois. J'ai voulu partagé mon corps avec le public.
P:
Parfois il y a des gens qui montent sur scène, c'est un peu le bordel mais ça se passe bien en général.

Le mot de la fin?

P et A:
Merci. L'album avec des remixes et nos productions est prévu pour novembre.


(Le vinyle EP Remix et un mix d'une heure avec 100 titres sont disponibles chez Kif Records)

http://www.myspace.com/beatorrent


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