mercredi 21 octobre 2009

LA DECOUVERTE : BEN SHARPA


MC sud-africain, Ben Sharpa avait sorti il y a de ça 1 an un maxi encensé par la critique. A la croisée d'une grime anglaise proche de Roots Manuva et d'un flow East-coast, il revient logiquement avec son premier essai. Un album éponyme bien bien lourd. Une belle sortie pour faire connaitre plus largement le hiphop de son pays.

Comment te situes-tu en tant que rappeur sud-africain?
Ben Sharpa:
En tant qu'artiste sud-africain je me sens vraiment reconnaissant de pouvoir exprimer mon art. Il y a un réel réveil artistique ici. La scène artistique ne s'est jamais porté aussi bien! Et même si la scène hiphop doit encore grandir, elle est dans la bonne voie. Le fait de pouvoir diffuser ma « Sharpaganda » plus largement prouve que j'ai fait mon boulot. Comparé aux rappeurs américains ou européens, je pense que j'apporte une bouffée d'air frais avec des messages à partager.

C'est quelque chose d'important dans tes textes de devoir délivrer un message politique?
BS:
Non, mais ça aide à avoir de vraies alternatives à des textes de rappeurs qui parlent trop souvent d'argent, de cul ou de grosses voitures! Ça parle à tout le monde parce que d'où que tu viennes la politique est un enjeu majeur de ton quotidien.

Ta musique est très urbaine avec des sons électroniques. Quelles sont tes influences?
BS:
C'est comme ça c'est tout. Ça a commencé avec des instruments du pays (guitares, lyres, percussions, etc). Maintenant on est rentré dans l'ère du digital. On manipule les sons. Le fait de pouvoir faire tout ce qu'on veut avec ça c'est bien. Je peux choisir exactement le type de sons qui convient à mon message.

La suite?
BS:
Créer un genre nouveau, fédérer de nouvelles perspectives à la musique. J'essaie de rassembler une sorte d'armée pour propager un mouvement: la « Sharpanganda Robot Army Music ».

Ben Sharpa
B.Sherpa
(Pioneer Unit/Jarring Effects)


L'album sort le 16 novembre chez Jarring Effects .

MYSPACE BEN SHERPA

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