mardi 11 mai 2010

LE LIVRE: LA FERME DES ANIMAUX


Ce livre, célèbre, est évidemment une critique politique. Mais il décrypte aussi ce qu’est le destin de toute communauté humaine qui naît d’une révolte contre une forme d’oppression. Au commencement, tout va pour le mieux. Les révoltés édictent de nouvelles règles, de liberté, d’égalité et de fraternité. Mais comment ne pas comprendre ce qu’il va advenir de ces animaux qui ont chassé le dictateur humain, quand le nom de l’un des chefs naturel est : Napoléon (un cochon).

Les premiers jours après la révolte, une règle est édictée : « Tous les animaux sont égaux ». Mais à la fin de l’aventure, cette maxime utopique est devenue : « Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres. » Entre les deux, le gouffre s’est creusé entre les dirigeants et la masse, qui n’a pas vraiment voulu s’instruire et qui en paie le prix. De meurtres en trahisons, ce sont les cochons qui prennent le pouvoir. Ils finissent par parader sur leurs deux pattes arrières. Ils imitent et ils s’associent aux humaines qui eux, déclarent : « Si vous avez affaire aux animaux inférieurs, nous c’est aux classes inférieures. »

Georges Orwell : La ferme des animaux, à mettre entre toutes les mains.


PAR JPV


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