jeudi 25 novembre 2010

L'INTERVIEW: WE ARE TERRORISTS




Les We Are... sont à la mode! Et la semaine dernière c'était les We Are Terrorists qui se lançaient dans le grand bain. ça vous fait peur hein? N'ayez crainte. Le seul attentat possible sera un gros son qui vous fera sauter sur le dancefloor. Jeudi dernier donc (18 novembre), ils étaient donc au Nouveau Casino pour leur "release party". Notre reporter d'oXo, qu'on ne citera pas car il est en mission très spéciale pour sa planète, a enquêté pour les siens et pour vous... Rencontre.

Salut WAT. Alors dites moi, comment est né We are terrorist ? ca vient d’où ce nom ?

Ben> W.A.T c’est l’état d’esprit dans lequel on a crée ce groupe. Le fait de refuser la pensée unique dans la musique.

Jas> Le but c’était de faire un truc sans concessions, sans vraiment réfléchir quand on le faisait et comment on le faisait.

Si vous aviez du choisir un autre nom ?

Jas> Bonne question… On se serait appelé WAT quand même, mais on n’aurait pas su pourquoi en fait ! Ou alors… We Are Tourists (rire).

On vous classe comme un groupe electro avec un son rock, qu’est ce que c’est pour vous un son rock ?

Jas> Le son rock, c’est plus en live que tu le ressens. L’album, lui, est vraiment électro. Il a été enregistré en studio. Il n’y a pas de batterie, uniquement des boucles qu’on a crée, des éléments électroniques qu’on a importé et du coup cet album sonne très électro. Après, sur scène, on ne voulait pas se retrouver à balancer des rythmiques derrière des laptops. On voulait apporter un truc un peu plus « show », comme tu as dans le rock. Et la batterie est un gros plus qui fait que tu as vraiment l’impression de vivre un concert plus qu’un set d’électro. C’est cette idée qui nous plaisait. C’était aussi un peu vicieux parce qu’il y a plein de gens qui nous bookaient au départ comme un groupe électro. On pouvait accéder à certaines scènes dont aujourd’hui on est privé.

On retrouve aussi du hiphop…

Jas> C’est un truc que l’on a cultivé depuis un moment les sonorités hiphop. Il y avait déjà une chanson hiphop sur un des maxi. Sur l’album, il y a le single qui s’appelle Kill Kill. C’est un truc qui nous a plutôt bien réussis. Et c’est vraiment avec plaisir qu’on le fait en concert parce qu’on aime bien faire évoluer le set, aller dans différentes atmosphères.

Ben> On revient à l’idée de départ qui était qu’on ne souhaite pas être des artistes conformistes…

Et ce choix de ne pas chanter en français. J’en ai entendu qu’une seule « achète mes

disques »...

Jas> C’est marrant, elle n’est jamais sortie (rire). On a fait quelques chansons en français aux prémices du groupe. On ne les a pas gardé parce qu’elle nous correspondait moins. Et puis surtout, on a jamais réussi à bien faire sonner le français. Il n’y a que sur le groove électro de « achète mes disques » qu’on a réussi je pense. C’est comme 2 univers opposés qui se rencontrent.

Ben> ca nous marquait trop fortement et ça aurait été une étiquette qui nous aurait collé à la peau.

Jas> Ce n’est pas prétentieux, on a juste envie que cet album circule dans le monde entier. On étudie d’ailleurs une tournée aux US. On a envie d’aller tenter l’expérience à l’étranger. La musique est aussi faites pour voyager, rencontrer des gens, et ça passe pas mal par l’anglais. Même s’il y a des artistes français, qui chantent en français, et qui cartonnent à l’étranger, genre Yelle (rire).

Quel est le groupe qui se rapproche le plus de votre état d’esprit aujourd’hui. Un modèle ?

Jas> Ben disait justement on fait ce qu’on a envie d’être, pas ce qu’on aime. Maintenant, il ya plein de groupes qu’on respecte et qui nous influence. Dans l’état d’esprit, je dirais Goose, LCD Sound system… Ce sont vraiment des groupes qui mixent vraiment très bien le rock et l’électro. Soulwax aussi. On n’a pas la prétention d’arriver un jour à leur niveau, mais c’est dans cet état d’esprit là. En plus c’est vraiment des groupes qui transposent vraiment leur son électro sur scène, comme on le fait avec une batterie.

Vous parliez aussi de Blackroc

Jas> Blackroc, c’était plus par rapport au hiphop. On travaille en ce moment sur un EP Hip Hop avec pas mal de MCs, dont Blake de PuppetMastaz, et CS Rucker, qui travaille également avec nous sur des featurings. C’est ça, la musique. Tu peux en faire ce que tu veux. Tu peux avoir une instru, et après en fonction de la manière dont tu vas l’interpréter avec ta voix, tu peux en faire de la new wave, du rock, du hip hop… C’est ce côté sans limites qu’on a envie d’avoir. C’est ce qui nous a plu avec Blackroc. Ce sont des mecs (The Black Keys) qui font un truc plus blues, mais qui marche parfaitement bien aussi avec du hip hop.

Des rituels avant de monter sur scène ?

Jas> Un petit ricard (rire). Pas des rituels mais des choses récurrentes… Des problèmes techniques : le fait de faire de l’électro avec du rock. Ce n’est pas juste tu branches ta guitare à ton ampli. Il y a plein de détails techniques sur notre set up, de réglages, de branchements… C’est toujours notre hantise parce que t’es toujours pressé pour tes balances.

Sinon le rituel, c’est de se retrouver, de faire une bonne bouffe, et de boire un bon coup. C’est le côté cool de la zik, c’est de prendre du bon temps.

Ben> C’est aussi le plaisir de se retrouver parce qu’on n’habite pas tous dans la même ville. Quand on fait des concerts, on est contents de se retrouver avant tout.

Vous faites koi après ce soir ?

Jas> Ce soir on va rester profiter de la soirée. C’est la soirée de Boxon, notre label, avec des artistes qui nous ont remixés, avec qui on travaille et qu’on connait bien.

Ben> (rire) Ba logiquement, il ya un moment où il va falloir s’arrêter.

Le public était comment ce soir ?

Jas> C’était un peu l’inconnue de la soirée. Un jeudi soir… Soirée Boxon, WAT qui débute avec un premier album… C’était plutôt sympa de voir que les gens étaient là, qu’ils ont bien aimé le concert, et nous l’on dit. C’était une bonne soirée !

Et si vous deviez inviter les gens d'oXo pour un concert surprise, ça serait où ?

Jas> Dans les chiottes de Lady Gaga (rire). Ça peut être pas mal ! Tu dois voir des sacrés trucs et pleins de copines sympathiques…


WAT live @ La Maroquinerie (Paris)
envoyé par thisiswat. - Clip, interview et concert.


WAT (We Are Terrorists),
Wonder
(Boxon Records, Absolut Freak, Gourmets, Place Blanche, Motivo)
www.myspace.com/weareterroristsmusic
www.thisiswat.com

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