vendredi 26 octobre 2012

L'INTERVIEW: MAKE THE GIRL DANCE

Après un an de tournée le duo Make The Girl Dance est de retour sur ses terres. Ce soir, pour la première fois, ils présenteront leur nouveau live à la Machine du Moulin Rouge. Pour l'occasion, Pierre Mathieu, a répondu à nos questions...

- Make The Girl Dance est né comment?
C'est né d'une rencontre. Il y a bientôt 5 ans. Je jouais dans un club à Paris. Greg jouait derrière. Il était drôle et laid. J'ai eu envie de lui. On s'est donné rendez-vous plus tard dans son studio de son pour essayer de faire un morceau. On s'est bien marré et c'était pas trop nul. Du coup, on a continué à en faire le soir et le weekend, en marge de notre taf. Puis, il y a eu Baby Baby Baby et le groupe est un peu né.

- L'idée c'était de faire danser les meufs. Au final, ça marche toujours?
Ben l'envie est toujours là. Après, quand on joue en club, comme on aime bien tabasser, on finit souvent le set avec que des mecs en face. Du coup on va essayer de redresser la barre. C'est bien les mecs torse nus, mais les filles c'est quand même joli.

- Vous avez fait beaucoup de scènes avant l'album, c'était plus important pour vous? La réception du live était différente en fonction des pays?
On a en effet eu la chance de beaucoup tourner. On a joué en Amérique, en Asie, un peu partout en Europe. Pour nous c'est le moment le plus fou. On voyage, on joue devant des gens qui semblent connaitre nos tracks. On en revient toujours pas. C'est assez grisant. Après, effectivement il y a des endroits qui marchent mieux que d'autres. En Corée du Sud et au Japon les réactions sont hystériques. Comme si on était Philippe Candeloro. En Roumanie par contre personne n'est venu. C'est comme ça...


- D'ailleurs vous êtes limite plus connu à l'étranger qu'ici. Tu l'expliques comment?
Oui et non. On est pas non plus Lady Gaga en Corée du Sud, mais c'est vrai que là bas on avait notre tête affichée sur des bus à côté de Justice et David Guetta. Pourtant, on prend pas les même cachets. Mais c'est vrai qu'en France on a un public très ciblé. Très jeune. Très electro. Pour le grand public qui connait Baby ils ne savent pas trop qui est derrière. Ou alors si, le mec d'M6 mais ça aide pas.

- L'album c'est construit comment? Il sonne différemment du live...
Pour l'album on ne voulait pas faire que des titres durs pour jouer Live. On s'est dit qu'un album il fallait pouvoir l'écouter dans sa voiture ou dans son bain. Du coup on s'est laissé aller à faire aussi des tracks plus softs, plus mélodieux, comme on faisait aussi à nos tout débuts d'ailleurs. Breezy est le 2ème morceau qu'on ait produit. Alors au final pas de barrières de genre, juste pour fil rouge que ça soit dansant.

- Le nouveau live, il ressemble à quoi?
Il est en continuelle évolution mais l'idée maîtresse est de faire un show hypnotique. D'utiliser les lumières et la vidéo pour faire ressentir des choses physiques aux gens. Un peu comme s'ils étaient drogués mais gratos et sans danger. Alors on travaille sans cesse sur les jeux de lumière et les effets videos pour qu'il se passe quelque chose. Des comas, des crises d'épilepsie. On vise la rubrique des faits divers. On espère y parvenir un jour.

- Ya des meufs à poil sur scène comme dans vos clips?
Malheureusement on en a pas trouvé cette fois-ci. Gratos elles veulent plus.

- Au fait, le prochain clip, faut s'attendre à quoi encore?
On sait pas encore on travaille dessus. J'ai envie d'un truc très sexy. Pas comme le clip de cul de Greg Kozo en solo. Mais un truc sexy. Reste à trouver le plus important : une idée.


- Vous êtes prêts à aller jusqu'où pour faire parler de vous?
Bizarrement on a pas eu cette stratégie. Mais c'est vrai qu'il est important aujourd'hui de mettre la lumière sur soi à un moment où à un autre parce qu'il y a du monde. Du coup, il faut trouver des idées pour attirer l'attention. Mais pas pour autant baisser son froc. Du coup, nous on essaie de flirter avec cette limite. De faire des choses excitantes mais naturellement...

- On te voit plus trop à la télé. T'en avais marre?
Non pas du tout. Mais quand Baby a pété et que j'ai compris qu'il y avait moyen de faire un truc chouette, je me suis dis que ça serait bête de pas prendre un peu de temps pour ça. Aujourd'hui je travaille toujours en télé. En tant que redac-chef plutôt. Mais je n'exclue pas de refaire de l'antenne un jour. Ça rapporte tellement d'argent...

- Meilleur/Pire souvenir d'un live?
Meilleur : cet été le festival Low Cost à Benidorm. On a joué devant 7000 personnes. C'était fou. Surtout que le public n'était pas acquis à la cause. On a réussi à les emmener au bout. C'est toujours ce qu'il y a de plus flatteur.
Pire : il y en a tellement. Mais Bucarest devant une salle pleine de 10 personnes qui partaient les unes après les autres, c'était assez humiliant.

- Meilleure/Pire anecdote avec fans?
Un fan s'est fait tatouer "Make The Girl Dance" en énorme sur le torse. Je ne sais pas si c'est le pire ou le meilleur.

- Meilleure/Pire ville où vous avez joué?
Londres. Parce que c'était y'a longtemps. On a été payé de la merde et reçus comme de la merde. C'était très sympa.


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