mardi 23 avril 2013

L'INTERVIEW: THE PROCUSSIONS

7 ans d'absence, 1 membre en moins, mais un 4ème album! Il y a quelques jours, à l'occasion de leur passage dans la Capitale, nous avons rencontré l'un des premiers groupes américains de hiphop indépendants à avoir posé le pied sur le sol français. The Procussions, groupe originaire du Colorado offre toujours la même énergie! Rencontre avec son leader Mr. J. Medeiros.



Après sept ans d'absence et une séparation vous êtes de retour. Qu'est-ce qui c'est passé depuis ce temps?
Mr. J.Medeiros: Le groupe s'est séparé en 2007 tout simplement parce que nous avons réalisé que nous étions ensemble depuis 10 ans. Nous voulions passer du temps sur nos carrières respectives et on ne voulait pas se laisser bouffer par nos habitudes. On s'est retrouvés en fin d'année 2012 quand nous avons senti que cette énergie que nous avions à faire de la musique ensemble, Stro et moi, nous manquait. Nous aimons ces moments d'indépendance. Se séparer, c'est quelque chose qu'on avait besoin de faire pour le comprendre et mieux se retrouver.

Il est comment ce nouvel album comparé aux précédents?
Je pense qu'avec le temps nous nous sommes améliorés car ça nous a donné du champ pour grandir et revenir plus fort. Je pense que ce nouvel album est bien meilleur et bien plus intéressant que tout ce que nous avons produit auparavant.

Qu'est-ce qui vous a influencé?
Les gens, les sons, toutes ces choses nous influencent. Elles sont notre point de départ mais ne se ressentent pas forcément dans nos morceaux. Que ça soit dans nos albums précédents ou dans nos albums solos, nous ne samplons pas beaucoup mais nous essayons de faire en sorte que ça sonne comme si. On ne veut pas se limiter à un style. Si nous avons envie de faire un morceau jazz on le fait et idem pour tous les styles. Notre but c'est de faire ce qu'on a envie de faire et d'en faire quelque chose de cohérent. Je crois qu'on l'a bien réussit sur cet album.

Depuis vos débuts comment vous voyez l'évolution de la musique?
L'industrie musicale a définitivement changé. Pas uniquement dans la façon dont elle est marquetée mais aussi dans la façon de la consommer, pas en terme de technologie mais dans le concept même de propriété. Avant on possédait quelque chose de physique, aujourd'hui c'est du digital, mais aujourd'hui surtout on est dans une sorte de nuage virtuel où rien n'appartient à personne. Tu appuies sur Play et toutes les infos apparaissent. Tout va très vite, un nouvel artiste est automatiquement remplacé par un autre.

Quelle est votre relation avec la France?
La première fois que nous sommes venus en France c'était en 2003. Nous étions l'un des premiers groupes de hiphop indépendants a passer autant de temps chez vous. On a construit une relation spéciale avec la France et son public. Les paysages, la société, tout ça nous a fait nous sentir presque comme à la maison. Ensuite, nous avons rencontré Hocus Pocus en 2004 et je dois avouer que ça nous a aussi aidé à avoir une relation privilégiée avec le public qui nous permets de nous sentir moins étrangers.

Pour finir, comment peut-on décrire The Procussions?
The Procussions se sont des amoureux de la musique, pas uniquement du hiphop. On ne se considère pas comme des mecs qui rappent sur des beats, mais comme des auteurs-compositeurs. J'espère que le public ressent ça dans notre musique.

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