lundi 10 novembre 2014

#INTERVIEW: A CALL AT NAUSICAA



Quand un nouveau groupe émerge, on aime bien savoir qui se cache derrière. A l'occasion de la sortie de leur premier EP, My Home A Forest, on est allé voir ce qui se passait dans la forêt d'A Call At Nausicaa.

A Call At Nausicaa c'est qui?
C'est Edouard, Elisa, Hugo, Marjorie et Jean. 3 garçons, 2 filles, violoncelle, alto, trompette, batterie et guitare.

C'est quoi?
C'est de la folk, de la pop. Nous existons depuis un peu plus d'un an et demi avec cette formation à 5.

Ce nom, ça veut dire quoi?
C'est une figure poétique autour du personnage de Nausicaa dans l'Odyssée d'Homère, liée à Ulysse. Ça symbolise pour moi une pause dans la fuite.

Quelles sont vos influences?
On aime beaucoup Andrew bird, Sufjan Stevens. Mais aussi Grizzly Bear, Here we go magic, Sigur Ros ou encore des chanteurs comme Johnny Cash, Pete Seeger, Neil Young...

Parlez-nous de ce premier EP, My Home A Forest.
Ce sont nos 5 premiers morceaux. Ils sont très liés au nom du groupe car ce sont des morceaux qui de près ou de loin, évoquent une fuite en avant...mais ce sont aussi des odes païennes dédiées à la nature, la vie, la mort. Nous l'avons réalisé grâce à notre label Velvet Coliseum, avec Benjamin Mandeau en real, qui a notamment enregistré le Prince Miaou. On l'a enregistré en très peu de temps, ce furent 5 jours très intenses.

Vous êtes Bordelais, parlez-nous un peu de la scène musicale de Bordeaux.
Il y a beaucoup de groupes, et beaucoup sont excellents, le collectif Iceberg, Be Quiet, John and the Volta et plein d'autres. Beaucoup sont en pleines ascension en ce moment. La scène y est très belle et diverse. Nous avons toujours beaucoup de plaisir à jouer chez nous.

Quels sont les avantages et les inconvénients de Bordeaux pour un groupe de musique?
Il y a très peu de salles ou clubs pour jouer. Celles qui sont là se bagarrent plus ou moins avec la municipalité pour rouvrir ou ne pas fermer. Il y a par contre 1 Smac d'agglomération qui réunit 4 scènes avec de très bons dispositifs d'accompagnement. Ça nous a permis de faire la première partie d'artistes qu'on adore comme An Pierlé ou Elysian fields, de bénéficier d'un compagnonnage avec Rock&Chanson, d'intégrer la Pépinière du Krakatoa.

Comment fait-on aujourd'hui pour se différencier des autres groupes qui émergent?
Je ne sais pas trop… Je pense qu'il faut toujours répondre positivement quand on te tend la main. Il faut aussi être bien conseillé, et bien accompagné. Je pense aussi qu'il faut rester fidèle à soi même.

Pourquoi chanter en anglais quand on est Français? C'est si dur que ça de faire de la folk française?
On y vient petit à petit mais ça reste important pour nous de chanter en anglais car c'est une sorte d'héritage lié à l'histoire de la musique que l'on fait. Un pan de ma famille était écossais et on chantait beaucoup en anglais.

D'ailleurs y a t-il des chansons en français?
Oui il y a un titre... C'est tiré d'un poème d'Apollinaire, Lul de Faltenin. D'autres sont en ecriture.

Dans l'idéal que va t-il se passer en 2015 pour vous?
On aimerait enregistrer à nouveau et continuer à explorer notre style. On prévoit aussi beaucoup de boulot en résidence. On voudrait prendre la route...

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